Coaching, jeux de miroirs et conséquences

21 06 2010

Pierre Olivier SCOTTO, avec sa nouvelle comédie « Coach » au théâtre Saint Georges réussit de belle manière là où le film « Le coach » avec Richard BERRY s’était fourvoyé il y a quelques mois. La pièce met en scène trois vrais personnages, deux coachés (joués avec beaucoup d’énergie et de vérité par Thierry BECCARO et l’auteur) et une coach (jouée par une remarquable Valérie VOGT). L’auteur brosse avec pertinence et tendresse les portraits vifs, drôles de deux hommes que tout oppose, mais qui vont évoluer, chacun sur leur trajectoire, tout au long des séances de coaching, le temps de la pièce. Mais surtout, à la différence du film, la pièce est très crédible et très bien documentée sur la profession de coach en développement personnel. Et là où le film présentait une pâle dérision du métier, la pièce en offre une réjouissante charge respectueuse.

La comédie de Pierre Olivier SCOTTO brosse un tableau critique très amusant de la pratique à la mode aujourd’hui du coaching. La mise en scène, très alerte et particulièrement réussie de la jeune et prometteuse Julie CARCUAC fait que tout le monde peut se reconnaître facilement dans ces personnages mal dans leur peau qui veulent vivre une autre vie que la leur. On rit avec bonheur de leur évolution maladroite et de leur résistance au changement. Mais, pour les professionnels du coaching, la pièce propose une autre lecture. La pièce fonctionne alors comme une critique très pointue des risques, limites et conséquences de la pratique du développement personnel.

A aucun moment, l’auteur ne se moque de la pratique du coaching en tant que telle. Par contre il nous offre une charge joyeuse, souvent décalée, à l’humour très corrosif du rôle de coach, de sa posture, de sa légitimité, des risques de transferts et de contre-transferts. Mieux, la pièce peut légitimement nourrir une réflexion profonde sur la déontologie de la profession récente de coach en développement personnel.

Le personnage de Catherine, la coach, est confrontée aux dangers de sa relation avec « ses » coachés. On ne participe pas impunément au développement de ceux que l’on accompagne. Mais la critique professionnelle n’est jamais didactique. On rit beaucoup en assistant à « Coach », et on y rit heureux ! Il n’y a aucune méchanceté et l’humour de la pièce ne se fait jamais au détriment des personnages. En cela aussi la pièce est conforme à l’esprit du coaching. L’auteur aime ses personnages et nous invite à les aimer avec lui. C’est réussi, l’objectif est atteint !

Dominique Deloche

Coach auteur

Juin 2010

lien avec le blog de Pierre-Olivier Scotto


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Une réponse à “Coaching, jeux de miroirs et conséquences”

21 06 2010
perro (16:29:53) :

mouai j’ai vu la pièce. Ennui total et mal joué. Pas de charisme. Populaire et vulgaire. Non vraiment le théatre, c’est un métier.

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